Chroniques

J’ai testé pour vous le massage (en été) chez Yves Rocher

A la faveur d’un bon cadeau pour un anniversaire, j’ai décidé de joindre l’agréable à l’utile et de profiter d’un massage chez Yves Rocher pour un billet « J’ai testé ».

Le rendez-vous était fixé 25 juillet (notez que la date aura son importance) pour profiter d’un “Soin Relaxant” d’une durée annoncée de 50 minutes (“Mais comptez 1h avec le déshabillage et tout…” > 10 minutes pour se déshabiller ? Il doit y avoir autre chose dans le “et tout” je me dis soudainement). Mon rendez-vous était posé pour 16h par ce jour de canicule. J’avais fini d’écrire le premier jet de mon scénario et étais donc dans ma période de vacances. C’est-à-dire ne rien faire que des petits plaisirs pour soi. Sauf que par cette chaleur (environ 35°, on est bien d’accord), on a pas forcément le goût de faire quoi que ce soit. Je restai donc isolée chez moi jusqu’au dernier moment.

15h45, je décolle. Direction l’institut. Tenue adéquate pour la chaleur, une robe légère (toujours penser au plus pratique car arriver toute pleine de transpiration pour se faire masser, c’est jamais très classe…). Je me presse mais point trop (cf remarquer précédente) et j’arrive en avance chez Monsieur Rocher. La directrice et son bonjour crispant m’accueille : “Vous connaissez la salle d’attente ?”. Oui. “Allez-y, on viendra vous chercher”. Bien brave.

Dans ladite salle d’attente, personne n’attend. Les magazines éparpillés m’arrachent l’oeil gauche (le droit restant fixé sur la fontaine d’eau, tapie dans un coin, semblant supplier qu’on cesse de l’importuner). J’attends. J’attends encore. Vous me direz, c’est une salle d’attente, certes ! Mais le dos collé à la chaise et le coup du chaud-et-froid entre l’extérieur caniculaire et l’intérieur climatisé filent un sacré coup à ma théorie de la non-transpiration corporelle avant un soin esthétique… Je me tourne et me retourne, joue avec mes chaussures, lit un article m’expliquant comment “La Rupture” a permis à Jennifer Aniston de se sortir de sa déprime post-rupturale d’avec Brad Pitt, quand la jeune esthéticienne vient me chercher. 16h tapantes.

Elle veut me traîner directement dans la salle quand j’implore une pause WC indispensable (non à ma vessie mais surtout à vérifier l’état de décomposition aqueuse de mon dos… En fait, non, ça va, l’honneur est sauf, car tout le monde n’est sans savoir que les esthéticiennes sont au plus près pour observer votre hygiène corporelle et qu’elles en parlent… yeurk !).

Direction la salle de soins. Slip jetable (trop seyant le truc en tissu recyclé) et charlotte en papier, me voilà parée pour me faire chouchouter. Je jette un coup d’oeil à la montre. La demoiselle ne revient qu’au bout de 5 minutes (un demi-mystère dévoilé donc…), me couvre à moitié d’une serviette (oui, oui, pendant ce temps, je me languissais, cul nu, face contre terre, que quelque vienne me sauver de la clim…), et le massage commence (seul handicap majeur, ce n’est pas une vraie table de massage, il n’y a pas le trou pour la tête, ce qui donne une torsion du cou assez désagréable).

Délices manuels, effluves essentielles, tout y est, à part le petit truc qui fait qu’on sent qu’elle sent ce qu’elle fait. C’est certes bien agréable, mais un peu trop “appris-retenu-récité-recopié” à mon goût. Pour moi, un massage doit aussi être instinctif… Mais bon, c’est pas plus grave, comme dirait l’autre. Tout y était, même la musique “Ushuaïa au Pérou” à laquelle j’aurais préféré des notes de la nature, mais on n’a pas toujours ce qu’on veut, c’est bien connu!

Par contre, quand on sent le léger pétrissage du pied, on sait que la fin est proche et qu’on va devoir retourner dehors, dans ce monde brusque et brute, où il fait chaud et où même Ushuaïa au Pérou serait 100 fois mieux que les marteaux-piqueurs qui hantent les cauchemars de tous les citadins… “Je vous laisse reprendre vos esprits et vous rhabiller, je vous attends en bas”. Reprendre mes esprits? Faudrait pas abuser mademoiselle. Vous ne m’avez pas envoyée au septième ciel, quand même ! J’estompe un peu le reste d’huile à la lavande, histoire de ne pas ressembler à une infâme “saucisse restée trop longtemps au soleil” une fois retournée à la canicule. Je me rhabille. Il est 17h. Mystère résolu donc.

Je ressors de la cabine, tombe à nouveau sur l’esthéticienne qui me rappelle de ne pas me laver pendant les prochaines heures pour “que les huiles fassent bien leur effet”. C’est bien beau tout ça, vous avez vu la chaleur extérieure ?!? Et dire qu’en plus, j’ai même pas pensé à lui dire que j’aimais pas tant que ça l’odeur de la lavande…

PS : les conséquences de la table non adaptée furent désastreuses… Nuque bloquée pendant 3 jours… sic !

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