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Comment j’ai (re)pris le sport

Le sport et moi, c’est une grande histoire. Pas forcément longue, car je n’ai pratiqué aucun sport avant la vingtaine. Vous vous dites que je dois exagérer, mais quand je dis « aucun », ce n’est pas loin de la vérité.

Mes expériences de sport se résument à :

  • 3 semaines en cours de danse vers mes 3/4 ans, soldés par une honte cuisante (celle de ma mère, pas la mienne) quand j’ai expliqué, très sincèrement, que je ne voulais plus revenir au cours car « la prof sent mauvais ». Oui, oui, véridique…
  • 1 année de danse « rythm’and’jazz » au lycée, plus pour passer du temps avec des copines qu’autre chose
  • des milliers d’excuses bidon pour sécher les cours de natation (je devais avoir mes règles tous les 15 jours à l’époque pour éviter d’affronter ma phobie de la présentation en maillot de bain)
  • éviter de courir les vingt minutes d’endurance autour du stade ; on se cachait régulièrement derrière les abris le long du terrain, mais, le prof devait bien s’en rendre compte car je n’ai jamais dépassé le 4/20 (à savoir que la note était calquée sur le nombre de minutes effectivement courue)
  • me mettre en fond de court au volley-ball pour ne pas m’attirer les foudres de mes camarades (il semblerait que ma technique du poing unique pour renvoyer la balle n’ait pas plu au nez d’Etienne)

Quand « j’ai été grande », je me suis dit – sûrement comme chacun à un moment de sa vie – que j’allais tester la course à pied. Notez que j’avais déjà presque 25 ans à ce moment-là mais je me suis entraînée à faire des tours de stade près de chez moi et quelle n’a pas été ma revanche quand j’ai dit « fuck » aux vingt minutes de la prof d’EPS et que je les ai dépassées !

Mais, parce qu’il y a toujours un « mais », j’ai toujours fini par me détourner de la course à pied ; pour mieux y revenir de manière cyclique. Environ tous les 6 mois, je me dis « allez, je m’y remets »….

Souvent aux moments « charnières » type rentrée, début d’année, approche de l’été. Cf. mon dernier achat de basket de running le 5 janvier avec un vendeur à demi-hilare qui me dit « c’est les bonnes résolutions ? » et mon envie réfrénée de lui asséner « on dit : ce sont les bonnes résolutions, tocard ! ».

Et cela dure jusqu’à la prochaine pluie/crampe/fatigue/soirée apéro (rayez les mentions inutiles).

J’ai aussi fait quelques (belles et assidues) années au cours de gym avec mes copines/collègues, mais tout l’intérêt, c’était – encore une fois – les copines. Et quand les aléas de nos vies ont pris plus de place dans notre emploi du temps, nous avons fini par espacer, puis annuler, les sorties à la gym.

En revanche, le seul vrai moment que je ne loupais JA-MAIS, c’était le cours de country.

Oui, oui, vous avez bien lu, de COUNTRY.

Je kiffe (comme disent ceux qui veulent faire croire qu’ils sont jeunes mais ne le sont plus déjà depuis quelques temps) la country. Musique, tenue, danse en ligne, TOUT. Je pratiquais un soir par semaine, plus des répétitions à la maison et un samedi après midi par mois.

Jusqu’à ce que je :

  1. tombe enceinte la première fois (le docteur a dit « non, sauter comme ça tout le temps, ce n’est pas raisonnable pour le fœtus »)
  2. déménage à trente minutes de route du lieu d’entraînement (ce qui, après l’accouchement et avec un bébé de quelques mois + l’hiver rendant les nuits hâtives et les routes glissantes, n’aidait pas à me faire sortir de chez moi)

J’ai testé et adoré le yoga mais faute de cours compatible avec mon emploi du temps, j’en suis réduite à enchaîner les postures à la maison (quand j’y pense). Ce qui peut donner de curieux moments quand mon mari rentre le soir et me trouver en train de tenter un équilibre sur la tête ou un carré contre le mur. Avec plus ou moins de réussite… Dernière (désastreuse) expérience : faire un « head stand » (équilibre sur la tête donc pour les non anglicistes) sans l’aide du mur. Bilan des courses : je suis retombée (pour garder un peu de dignité et ne pas dire vautrée) à plat dos sur le carrelage, me suis déplacé une vertèbre et ai manqué de casser mes lunettes que j’avais pris la peine de poser par terre « pour les protéger ».

Maintenant, la course à pied reste un de mes moments sport « défouloir » favori. J’aime aller courir le midi pendant ma pause déjeuner pour me vider la tête, prendre l’air, m’aérer les neurones. Parfois je cours avec une collègue (qui ralentit le rythme pour m’éviter une crise cardiaque doublée d’une asphyxie) ; parfois je pars seule, mes écouteurs dans les oreilles, un podcast en fond sonore.

Ce moment, je le chéris car même si j’en bave pendant mes 30/40 minutes de course et que je reviens rouge comme un homard qui aurait trop bronzé, je me sens libérée et allégée. Et pas seulement parce que j’ai perdu 2 kg d’eau en transpirant !

Tout ça pour vous dire que cette semaine, en plus de ma séance de course hebdomadaire, ma chère collègue m’a emmenée essayer le cours de gym de notre village. J’ai dit oui pour voir mais je craignais plusieurs choses :

  • devoir faire le cours avec un masque
  • devoir faire le cours avec un masque et ne rien comprendre aux exercices en raison de la buée sur mes lunettes
  • devoir faire le cours avec un masque et ne rien comprendre aux exercices en raison de ma myopie une fois les lunettes abandonnées

L’autre grande question, c’était de savoir si on allait se retrouver avec des me retrouver avec des mamies de 60 ans, voire avec avec des mamies plus en forme que nous pour faire les exercices.

Bilan des courses :

  • le masque n’était pas obligatoire
  • Les mamies étaient toutes gentilles
  • On en a toutes bavé mais on s’est bien marrées !

On n’est pas dans un programme de HIIT, de cardio-boxe ou même de Zumba, mais on s’en fout parc qu’on passe un bon moment et c’est ça l’essentiel !

Bref, j’ai (re)pris le sport…

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